La biodiversité vue par la ferme du Resto, Ploemeur

Favoriser la biodiversité pour augmenter les rendements ? C’est possible ! La ferme du Resto le met en application et nous en parle !
La biodiversité est le tissu vivant de notre planète, dont nous faisons partie. Elle est au cœur de nos vies et nous fournit des biens et des services irremplaçables. Découvrez la biodiversité et comment les agriculteurs  partenaires du comptoir d’ici, chacun à leur manière, en font une de leurs priorités.

Forte mobilisation pour préserver ces terres bio

La ferme du Resto, située à Ploemeur au lieu-dit du Resto, d’où elle tient son nom, est bio depuis 1967. C’est l’une des plus anciennes fermes bio en production laitière du Morbihan. Les frères Guyomar ont assuré la relève de leurs parents, précurseurs du bio et ont décidé de cesser leur activité en 2018.
Pour que les terres restent en bio, un collectif s’est engagé dans la reprise de la ferme au cours de l’automne 2019. Ce collectif est constitué d’élus écologistes, d’agriculteurs et de militants. Pour l’acquisition du foncier, ce dernier a sollicité « La courte échelle », une société civile immobilière, créée en juin 2020, à l’initiative des associations Optim-ism et Terre de Lien Bretagne. Leur objectif est de favoriser et d’accompagner l’installation de jeunes agriculteurs bio en achetant des terres, même ambition que le collectif. Ainsi La Courte Echelle a organisé une levée d’épargne citoyenne pour acquérir les terres, et en janvier 2021, ils ont obtenu l’autorisation d’exploiter 26 hectares.

La pollinisation : une alliée des cultures !

Après une année de remise en état du site, les parcelles sont progressivement mises en culture. Clément et Pascal, cogérants de l’exploitation, vous proposent des légumes de saisons et des plantes aromatiques… de quoi vous régaler !
Pascal, apiculteur, a mis en place 12 ruches sur le site afin « d’augmenter la présence des pollinisateurs et le rendement des cultures ». Nous connaissons essentiellement les abeilles pour leur production de miel ; et pourtant elles ont un rôle bien plus important : elles sont un maillon central de la biodiversité. En fécondant les plantes à fleurs elles permettent la reproduction des espèces végétales et la mise en fruit de ces espèces qui alimentent de nombreux animaux et micro-organismes. Comme vous l’aurez compris, sans les abeilles (et d’autres espèces pollinisatrices comme les bourdons), de nombreuses espèces végétales disparaîtraient de nos assiettes !
En plus de favoriser cette biodiversité, la concentration en pollinisateurs a un impact sur le rendement de certaines cultures, notamment des plantes mellifères, comme le colza ou le sarrasin, tous deux cultivés à la ferme du Resto. En effet, la Cora, variété du sarrasin, va profiter de la pollinisation pour maximiser le rendement des fleurs. Les ruches de la ferme du Resto sont d’ailleurs placées à proximité de ces cultures, un choix réfléchi et utile pour leur production !

La pollinisation : comment ça marche ?

On a tous déjà entendu parler de la pollinisation, mais connaissez-vous vraiment le processus ?
Il s’agit du transfert de pollen des étamines (organes de reproduction mâle) au pistil (organe de reproduction femelle) d’une plante. Celle-ci va assurer la fécondation et la production des graines et des fruits. Le pollen peut être transporté de fleurs en fleurs par le vent, mais majoritairement par les célèbres pollinisateurs. La plante va développer des fleurs de couleurs ou parfumées par exemple, de sorte à attirer les pollinisateurs ! Ainsi, lorsque l’animal se déplace de fleurs en fleurs, il prend du pollen et va le déposer sur la fleur suivante. Ceci induira donc la fécondation. On a souvent tendance à peu apprécier les insectes, et pourtant lorsque vous admirez un champ coloré, c’est souvent grâce à eux !

D’autres gestes en faveur de la biodiversité

1km de haies a été planté par Breizh Bocage il y a quelques mois à la ferme du Resto. « Elles vont permettre de casser le vent car nous sommes sur un gros couloir de vent d’Ouest et surtout créer des niches, où les insectes, les petits mammifères peuvent se cacher, hiberner et revenir au printemps ».
De plus, sur certaines planches, le paillage utilisé est du BRF : Bois Raméal Fragmenté. On le réalise avec du bois issu principalement de feuillus comme le chêne, le frêne ou l’acacia. C’est un broyage de jeunes rameaux ligneux comprenant des bourgeons et de la sève. Ce type de paillage stimule l’activité biologique du sol et favorise la biodiversité ! En effet, il constitue un abri et un garde-manger de choix pour de nombreuses formes de vie : insectes, petits mammifères, oiseaux et micro-organismes. Ainsi, cet écosystème va jouer un rôle essentiel dans l’enrichissement du sol, un véritable cercle vertueux !
Enfin, cette matière organique favorise le développement des champignons qui vont s’associer aux racines des plantes. Ce partenariat va devenir un véritable atout pour la culture ! En plus d’être un véritable havre de paix pour la biodiversité, ce paillage augmente la fertilité du sol, améliore la structure et la texture de celui-ci et régule les besoins en eau !

Le Saviez vous ? 90% des plantes à fleurs sont pollinisées par des animaux, principalement par des insectes.

Juliette Coadic

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